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Bully : Excellent ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Denis Talbot   
14-11-2006

Laissez-moi mettre les pendules à l’heure : Bully s’avère un jeu excellent ! Les premiers commentaires entendus avant même sa sortie prouvent que les détracteurs du jeu n’ont pas pris le temps de s’asseoir et de profiter pleinement de l’expérience Bully. Rassurez-vous parents, le dernier né des mauvais garçons de Rockstar Games est à cent lieues de la série de Grand Theft Auto. Certains médias, en manque de sensationnalisme, préconisent que le jeu « encourage  la violence et le taxage ».

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Oui, il existe une scène dans le jeu ou notre personnage se fait soutirer de l’argent par un jeune homme aux allures « Cro-Magnonesque ». Elle sert à établir le contexte et l’environnement dans lequel évolue notre jeune personnage : une école de réforme ! S’agit-il d’un Grand Theft Auto pour les jeunes : Oui et non !  Oui, on y retrouve un univers gigantesque à explorer et non, il ne faut pas tuer tout ce qui respire ! D’ailleurs, toute forme d’attaque face à l’autorité  adulte ou à la gent féminine est sévèrement  punie.

 

Dans  Bully, nous campons le rôle de Jimmy Hopkins, un jeune homme en pleine puberté qui se fait placer dans cette école de réforme par son nouveau beau-père. Nous devenons donc ce petit nouveau dans cette institution du savoir au cœur de laquelle nous devrons nous faire une place. Jimmy n’est pas un tueur en série qui se ballade avec  des armes à feu…Loin de là !  Jimmy déteste l’injustice et devient plus souvent qu’à son tour, le défenseur des plus faibles de l’école. 

 

L’Académie Bullworth regroupe des nerdz, des « preppies», des « jocks » et les redoutables « greasers » vêtus de leur perfecto  noir et à la chevelure gominée. Chacun de ses clans à son château fort sur les terrains de l’école. Afin de faire régner l’ordre dans l’académie, les préfets de disciplines veillent au grain. Ils s’assurent du respect du code vestimentaire de l’institution, du couvre-feu et de l’assiduité  aux différents cours académiques. Sous forme de mini jeux, ces derniers couvrent  l’enseignement de l’anglais, de la chimie, de l’art et l’éducation physique entre autres.  Par exemple, en chimie, le joueur doit appuyer avec précision sur les touches indiquées à l’écran.  En anglais, il devra composer un maximum de mots à partir de lettres pêle-mêle. Loin de la  complexité de Brain Age academy, ces jeux demeurent somme toute amusants. Si l’option d’aller à l’école vous rebute, sachez que l’école buissonnière s’offre à vous !

 




 

La très grande variété de jouabilité fait de Bully un classique en devenir. Notre personnage coupera du gazon, pellettera de la neige, défendra l’observatoire contre l’attaque des « Jocks » à grand coup de lance patates ! Il planifiera même l’évasion de son prof d’anglais des murs de l’asile psychiatrique.  Sur planche roulette, en bicyclette et même en scooter, notre personnage se déplacera dans les méandres de la grande ville. Un peu à la façon de GTA, « emprunter » un moyen de locomotion peut se faire plus ou moins subtilement. Besoin d’un scooter : prenez-le en désarçonnent son pilote ! Il faudra par contre éviter les policiers surtout si vous ne portez pas notre casque de moto. Le niveau de violence du jeu se limite à des bagarres à coups de poing, instiguées généralement par les malfrats dans le jeu. Notre ado aime les filles et peut les courtiser en leur offrant fleurs et chocolat. II les draguera et les embrassera.

 

Loin d’être « le simulateur de Colombine » tel que mentionné dans certains médias, Bully brise la monotonie malheureusement trop présente dans les jeux vidéo.  L’histoire  commence lentement et offre environ 25 heures de plaisirs et d’exploration. Sur une note positive, toute la publicité entourant le pseudo scandale de Bully n’a servi qu’à une chose : vendre plus d’exemplaires de ce petit chef d’œuvre.  Comme l’a mentionné l’Honorable Ronald Friedman  juge de la Floride : « le jeu n’était ni plus ni moins violent que les émissions et films diffusés tous les soirs sur le petit écran. ».  Il ne faut pas juger un livre par sa couverture…surtout médiatique !

 

Denis Talbot

 


Dernière mise à jour : ( 14-11-2006 )
 

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